VIDEO. Cap Digital, l’AACC et l’Udecam lancent une place de marché entre des start-up sélectionnées et les agences de communication, suite au programme Startup project.
Ce jeudi, le pôle de compétitivité francilien Cap Digital, dédié au numérique, lance la première brique d’une place de marché entre des start-up préalablement sélectionnées et les agences du secteur de la publicité et de la communication. Celles-ci peuvent rechercher par compétences, par innovation, par produit… des entreprises qui peuvent les accompagner dans leurs projets et leur permettre de se différencier lors de leurs pitchs.
Ce site, qui prendra dans un premier temps la forme d’un annuaire qualifié, sera également animé par des experts issus du digital et des agences. «La place de marché est une montée en maturité de notre démarche collective. Les acteurs –ont compris qu’il fallait être ensemble pour performer», indique à Business & Marchés Carlos Cunha, délégué adjoint en charge du développement chez Cap digital.
Une démarche nourrie depuis quatre ans
Ce lancement fait suite au succès de Startup project, un événement annuel qui réunit des agences de conseil en communication, des agences médias, et des start-up innovantes. «Les projets des start-up sont présentées aux agences, pour pouvoir pitcher ensemble une proposition de service. Il peut y avoir des projets liés aux objets connectés, au marketing digital… : il faut amener l’innovation dans un secteur ultra-compétitif», explique Carlos Cunha. L’Association des agences-conseils en communication (AACC) puis l’Union des entreprises de conseil et d’achat media (Udecam) prennent part à la démarche.
«L’intérêt des start-up pour collaborer avec des agences ne retombe pas. Le retour n’est pas garanti, car l’annonceur a la main au dernier moment. Cela a généré une communauté plus structurée d’innovateurs. C’est bien la rencontre du brief de l’annonceur et la rencontre de la technologie, via un creative technologist et les start-up, qui aide à faire émerger les nouveautés technologiques dans le secteur. Par ailleurs, si un start-upper pense avoir une bonne idée, encore faut-il qu’il sache si le marché l’attend. Les agences ont cette faculté à restituer la culture d’affaires de leur secteur», souligne Carlos Cunha.
Le projet en vidéo
350 candidatures ont été déposées lors des quatre premières sessions, pour 95 start-up retenues. 45 «couples» ont été formés avec des agences, au nombre de 60 participants. Un projet de raquette connectée a notamment gagné un Lions d’or à Cannes : Ogilvy, qui opère la communication digitale de Babolat, s’appuie sur les données issues de la raquette connectée d’Aerys. Un projet centré sur la data entre TBWA et Synomia ou bien encore des travaux centrés sur la tactilisation d’objets (Digitas Labs et Ayotle ) figurent aussi parmi les réussites du Startup project. «L’Union des annonceurs s’intéresse également à nos travaux. Une dynamique est lancée», se satisfait Carlos Cunha.